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Comme chacun sait, la mélanine est un pigment responsable du bronzage quand on s’expose au soleil. Cette mélanine cutanée, dont la quantité varie selon le type de peau et les facteurs ethniques, absorbe une partie de l’énergie du laser. C’est pourquoi le médecin doit établir le phototype du patient selon la classification standard de Fitzpatrick et procéder éventuellement à des tests pour déterminer le réglage optimal des paramètres du laser.
1. Le laser ne peut pas détruire les poils blancs
Ni le mince duvet très clair qui contiennent peu ou pas de mélanine. Cela tombe bien car ce n’est généralement pas ce type de patient qui présente des problèmes pileux, une épilation définitive ne pourrait être obtenue dans ce cas qu’avec l’épilation électrique.
2. Attention au duvet: risque de stimulation
Le faible calibre d'un duvet explique que celui-ci ne soit pas capable d'accumuler énormément de chaleur lorsqu'il est "flashé". Cette chaleur sera suffisante pour faire détacher la tige et le bulbe, mais insuffisante pour léser les cellules germinales.
Il s'ensuit que face à cette agression, le duvet risque de se trouver stimulé pour se transformer en poil terminal.
Il faut donc aborder avec la plus grande circonspection le traitement de certaines zones riches en duvet. Les zones ne comprenant que du poil terminal comme les aisselles, les jambes, le maillot, ne présentent pas ce risque de stimulatioon.
3. Les blondes sont maintenant parfaitement traitées
Par le laser pour peu que le médecin soit expérimenté et bien équipé ! L’inconvénient tient au fait que le poil faiblement pigmenté ne pourra pas développer beaucoup de chaleur, donc on sera obligé d’effectuer plus de séances pour obtenir le même résultat que chez une brune. L’avantage cependant tient à la peau claire qui autorise de traiter énergiquement dès les premières séances.
4. Les peaux mates et noires se traitent au Yag
Les nouveaux laser Yag ont eu raison de notre circonspection. En effet, le moins que l'on puisse dire c'est que nous abordons toujours avec beucoup de prudence les annonces des différents fabricants. Cependant, après avoir traité de nombreux patients à la peau noire, nous constatons maintenant un résultat proche du définitif comparable avec celui obtenu par le laser Alexandrite. C'est un immense progèrs dans le traitement des phototypes élevés. Désormais, dans le pire des cas, il faudra prévoir une séance d'entretien environ une fois par an.
On voit ici une aisselle traitée sur une petite zone (qui apparaît claire). A droite, chez cet autre sujet au phototype très élevé, on peut voir comme le traitement respecte bien la peau, sans que la moindre brûlure ne se produise, tout en apercevant de nombreuses papules qui signent un traitement efficace.
5. Le bronzage est l’ennemi de l’épilation au laser
Puisqu’il peut conduire à une brûlure de la peau. Cacun comprend qu'avant d'atteindre la profondeur du poil, l'énergie lumineuse doit d'abord traverser la peau. Plus celle-ci sera chargée de pigment, plus elle risque de s'échauffer et brûler tout en détournant une partie de l’énergie lumineuse du laser au détriment de celle délivrée au bulbe pileux. Par conséquent soleil ou épilation définitive, il faut choisir!
6. Les peaux claires aux poils foncés
Réunissent les conditions idéales du traitement. Ce sont aussi celles des personnes qui souffrent le plus des désagréments esthétiques posés par la pilosité.
Protéger la peau de la chaleur
La lumière du laser est absorbée par la mélanine du poil, que l’on rase avant le traitement, pour éviter de perdre l’énergie délivrée et de chauffer la peau inutilement.
Par chance, le poil se comporte en accumulateur de chaleur, alors que la peau se refroidit très vite. On utilise cette intéressante propriété pour chauffer le bulbe sans dommages pour la peau.
Après chauffage, le poil libère l’énergie calorique accumulée et celle-ci se disperse alentour pour détruire à son tour ses structures annexes, le bulge et la matrice germinative, lieu de synthèse des nouveaux poils.
La couche superficielle de la peau (épiderme) est le maillon faible de l’épilation laser : il faut chauffer les poils en profondeur mais respecter la surface de la peau.
D'où la troisième règle de l’épilation laser : s’assurer que le laser soit muni d’un système de refroidissement cutané efficace. Les effets secondaires (légères brûlures superficielles et troubles de la pigmentation) ne surviennent que parce que la peau a été touchée.
On aide donc désormais la peau à conserver une température basse en la refroidissant activement. A la glace et aux gels appliqués à même l’épiderme ont succédé des techniques plus élaborées comme la projection de gaz cryogène ou un souffle continu d’air froid.
Souvent, les appareils de refroidissement cutané brillent autant par leur encombrement que par leur efficacité. Avec l’évolution de la technique, ils sont devenus presque aussi volumineux que les lasers. Mais ils sont un gage de tolérance et d’efficacité. Ils ont également un effet d’anesthésie locale en abaissant la température de la peau.
Le CrioJet projette un flux d’air constant à -60°. Il offre un refroidissement cutané avant pendant et après le tir, et assure un très bon confort au patient.
Les complications cutanées du laser épilatoire sont de plusieurs types. La plus évidente est la brûlure, toujours très superficielle. Mais il peut se produire aussi des troubles de la pigmentation comme une hypopigmentation si les cellules fabriquant la mélanine (les mélanocytes) ont été détruites et plus volontiers une hyper-pigmentation, c’est à dire des taches foncées. Avec un équipement correct, ce genre d’accidents n’arrive pour ainsi dire jamais sur les peaux claires.
Sur les peaux plus foncées, le laser a le même effet qu’une forte exposition au soleil et peut produire des variations de la pigmentation, qui en général retourne rapidement à la normale mais parfois un délai de plusieurs mois peut être nécessaire pour revenir à une peau exempte de trace!
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